jeudi, 21 novembre 2019

 

 

 

Refus d'aller au lit

Entre 2 et 3 ans, l’enfant affirme son autorité. L’enfant refuse d’aller au lit, sort de sa chambre ou lutte énergiquement. Ces oppositions s’accentuent souvent chez l’enfant scolarisé. Elles peuvent être directes (transformant l’heure du coucher en une véritable bataille) ou plus habilement déguisées (demande un verre d'eau, un câlin ou une histoire supplémentaire). Ces retards du coucher ne seraient pas un problème s'ils ne réduisaient pas la qualité et la quantité du sommeil. Face à ces problèmes, il est difficile, pour nous parents, de garder notre calme. Après de longues journées laborieuses, il peut être difficile de garder fermement les rênes de l'éducation. Nous devenons plus permissifs, ou avec le temps, plus punitifs. Mais l'enfant devient de plus en plus malin pour trouver des stratégies pour sortir du lit et venir nous voir...

Diagnostic :

 

Les pleurs récurrents de l'enfant peuvent avoir des causes organiques, alimentaires, psychologiques, d'éducation ou être liés à d'autres troubles du sommeil.

 

A partir 2 ans, l'insomnie la plus fréquente est l'insomnie d'opposition :

 

- l'enfant est surexcité le soir à des moments inopportuns,

 

- l’enfant a des difficultés à initier ou à maintenir son sommeil,

 

- l’enfant gagne du temps ou refuse d’aller au lit à un moment approprié ou refuse de retourner au lit après un réveil nocturne,

 

- les personnes en charge de l’enfant sont fatiguées. Cela peut les amener à être soit trop permissifs soit trop punitifs le soir venu. Les limites le soir et la nuit ont du mal à être imposées.

 

Autres situations :

 

- l'enfant demande systématiquement à dormir dans le lit des parents alors que les parents sont contre,

 

- l'enfant gagne du temps le soir de manière habille (verre d'eau, couche, bisou, histoire...) pour aller se coucher. Les soirées s'organisent autour d'une seule occupation : coucher l'enfant

 

- l'enfant n'est pas obéissant, il est opposant, il est très vite frustré, en particulier le soir, rendant les endormissements calmes et autonomes impossibles.

 

 

Si vous retrouvez le comportement de votre enfant dans cette description, consultez un spécialiste du sommeil de l'enfant.